Gerville Réache La Vérité
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Gerville Réache La VéritéAuteur: Yvon Le Villain |
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Prix Unitaire:
105,50€
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Préfaces : Ernest Pépin - Laurent Farrugia et Philippe Cherdieu 5 volumes sous coffret cache-poussière Ce premier tome qui s'intitule L'héritier de Schoelcher (1854-1889), situe le personnage dans son environnement familiale, retrace son parcours d'étudiant en droit, de militant, d'homme politique. Il sera l'héritier politique de Sch1/2lcher après son élection en 1881 dans la première circonscription de la Guadeloupe comme en témoignent les quelques mots que l'abolitionniste adresse à son jeune ami en 1881 : « Je vous ai vu vous dévouer en même temps avec constance au service de vos frères nègres et mulâtres, et soutenir leurs droits dans la presse. Vous avez pu acquérir ainsi des hommes et des choses de votre pays natal une connaissance intime qui vous permettra de défendre avec autorité à la tribune ses intérêts politiques et moraux. A ces différents titres, je crois que la Guadeloupe aurait en vous un député digne de la représenter. » Je ne suis pas député par profession, je le suis par devoir. Par devoir couvre la période 1889/1902. Gerville-Réache débute son troisième mandat en 1889, il n'a que trente-cinq ans, c'est un homme jeune, en pleine force de l'âge et déjà un parlementaire averti. Sa jeunesse ouvre des horizons à ses ambitions. Il est pragmatique, radical ; c'est un homme de progrès. Au-delà des conflits d'intérêt, des groupes de pression, Gaston Gerville-Réache réunit autour de lui les Progressistes, ces députés qui dénoncent le jeu des chaises musicales pour les portefeuilles ministériels. Après l'assassinat du président Carnot en 1894, en citant Émile de Girardin, il constate avec ses amis l'incapacité des gouvernements successifs à gérer le pays : « L'anarchie n'est dans la rue que lorsqu'elle est au pouvoir. » Cent ans avant la ruine de l'expérience communiste dans les pays de l'Est, il dénonce déjà dans son programme électoral de 1893, la révolution sociale et son cortège de collectivisme qu'il qualifie de doctrines fausses et dangereuses. Il la combat « parce qu'elle fait appel à la violence et à la force ». Il avait vu juste. Gerville-Réache ne peut concevoir, dit-il, ni la suppression du capital, ni la confiscation de la propriété individuelle, ni la distribution des richesses sociales. Son argumentation s'attache à démontrer qu'aucune de ces théories ne comporte un idéal de justice en harmonie avec le droit, la raison, le bon sens de la civilisation moderne. Le tome 3 est consacré à son dernier mandat (1902-1906). Deux destins se sont croisés. Légitimus et Gerville-Réache firent route ensemble jusqu'en 1900. Ils avaient le même idéal : le relèvement du pays. Ils l'exprimaient différemment, voilà tout. L'union républicaine qu'ils formaient contre les hommes du passé, contre les réactionnaires, contre les isaakistes, ces conservateurs traîtres à leur pays, cimentait cette alliance tacite qui puisait ses racines dans les lointaines terres d'Afrique. De grands espoirs semblaient naître à partir de 1892, avec l'arrivée de Légitimus sur la scène politique. Allait-on voir enfin une représentation parlementaire unie sur un même programme républicain ? Allait-on pouvoir enfin sur la Grande-Terre, comme le proposait Gerville-Réache dès 1879, repenser ce modèle économique issu d'un autre âge, en développant les cultures secondaires ? La Guadeloupe allait-elle sortir du carcan politique et économique qui l'étouffait ? En 1898, la Guadeloupe envoie au Parlement Légitimus et Gerville-Réache, un Noir et un Mulâtre, tous deux soucieux de réformes sociales. Pourquoi ces hommes ne s'entendent-ils pas ? Pourquoi Légitimus, le député de Pointe-à-Pitre, qui appelait les Nègres à voter pour les Nègres, offre-t-il en 1902 son siège de député de la Grande-Terre à un Blanc, à Gérault-Richard, un journaliste véreux et sans scrupules, inconnu en Guadeloupe ? A Paris fin janvier 1904, ses collègues le préfèrent à Jean Jaurès, le leader socialiste, à la vice-présidence de la Chambre. Il est réélu à ce poste l'année suivante, puis en 1906. Si la Chambre des députés et la France rendent hommage au Guadeloupéen, l'histoire a retenu qu'il fut battu aux législatives de mai 1906 en Basse-Terre, par Gérault-Richard. Il laisse alors cette tribune du Parlement, ce siège qu'il affectionnait tant et où il s'était assis 25 ans plus tôt. Il se retire sans faire de déclaration. En soldat. Tome 4: La généalogie des Réache examine la filiation des diverses branches de l'arbre généalogique. Ce volume fait le point des recherches en cours, des énigmes et des drames. Un long chapitre développe les grands rôles de la généalogie. Outre Léodor, le gouverneur et Stéphane le maudit, vous découvrirez Jeanne aux États-Unis, célèbre cantatrice du début du siècle, Ernest et Kersenant, les enfants de la nuit napoléonienne, Alain et Lucien à la sensibilité poétique, jusqu'à Roger le dernier des Réache de Guadeloupe. L'histoire de la famille Réache se lit comme une grande fresque. « Vous y trouverez du gai, du triste, du glorieux (assez peu), du tragique (plus souvent), et même du ridicule. Peu sont les gens qui laissent indifférent. » Tome 5: « La presse fait parfois du mal, mais elle fait souvent du bien, beaucoup de bien. Elle est comme la langue, qui exprime de si belles choses et qui est capable d'en produire de si laides. Or il n'est encore jamais venu à la pensée de personne de la couper pour la rendre impuissante à mal faire » Ou palé kon Réache rappelle l'expression populaire créole. Ce tome est consacré au journaliste politique de L'Éclair, quotidien parisien indépendant. Présenté sous la forme d'une anthologie, ce recueil préfacé par Laurent Farrugia regroupe sous forme thématique soixante-seize des deux cents éditoriaux de Gerville-Réache (1892-1904). L'Éclair est alors un des grands journaux parisiens, la rubrique réservée à l'éditorial s'intitule « Opinions », elle est signée chaque jour par une des grandes plumes du moment : Deschanel, Méline, Tolstoï et bien d'autres. C'est l'universalité du député guadeloupéen que l'on découvre dans ce volume. Aucun sujet ne lui est inaccessible : les institutions, l'Angleterre, la politique coloniale, la défense, etc. Ses éditoriaux nous font découvrir le caractère passionné, parfois emporté de Gerville-Réache, la qualité de ses analyses, l'objectivité du libre-penseur, son indépendance d'esprit et son talent. Chaque article soulève des interrogations dont certaines restent d'une actualité saisissante. |
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