

Banlieu Noire
![]() Agrandir l'image ![]() |
Banlieu NoireAuteur: Thomté Ryam, Lilian Thuram |
|
|
Prix à l'unité (pièce):
9,00€
|
||
| Poser une question sur ce produit | ||
Thomté RYAM, avec son premier roman, décrit l'univers d'une banlieue française, à travers les yeux d'un footballeur. Ce livre à la fois drôle et émouvant, nous offre une vision alternative de la banlieue, loin des stéréotypes négatifs véhiculés par les médias. Préface de Lilian Thuram, Membre du Haut Conseil à l'Intégration : Ça aurait pu être ma propre histoire. Ou plutôt celle d'un proche, d'un ami, d'un voisin. Les mêmes lieux, les mêmes gens, les mêmes problèmes. Ce qui a changé peut-être, c'est la manière de chercher à les régler. Il suffit de naître dans une cité de l'exclusion et d'entendre les beaux discours d'intégration à la télévision le soir, pour comprendre que l'espoir y est devenu une tragédie quotidienne. D'ailleurs, aucune rue n'en porte le nom. Alors le héros du récit le brûle. Et lui avec. La forêt de banlieues qui flambe aujourd'hui n'a pas été plantée là par hasard. Après y avoir installé les parents venus le plus souvent des anciennes colonies, comme main d'oeuvre émigrée pleinement employée à construire la France, l'État a abandonné leurs enfants, dans des lieux où sa loi ne s'applique presque plus, sauf pour réprimer - et ou la seule chose qui soit rare et chère, c'est l'emploi. Hors jeu, derrière des frontières invisibles, ces jeunes Français, pas toujours reconnus comme tels, s'y inventent aujourd'hui des territoires auxquels s'identifier qu'ils entourent de murs encore plus élevés que ceux de l'exclusion. «Seigneur je ne veux plus aller à leur école» chantait le poète guadeloupéen Guy Tirolien dans sa Prière d'un petit enfant nègre. Il y alla malgré tout, il fallait bien sortir de l'impasse coloniale - trois siècles de sucre esclavagiste à Marie-Galante, ce n'est pas rien ! «La dernière fois que j'ai prié, c'est pour que le collège brûle», répond l'auteur de Banlieue Noire. L'école n'est même plus un chemin vers un avenir meilleur, dans «des familles où» parfois «ce sont les enfants qui apprennent aux parents à lire». Elle a fini par faire partie du décor de l'exclusion, du système de discrimination, on a «de plus en plus de mal à la distinguer de la rue...» Reste le stade, et la magie du ballon rond, qui roule de page en page. Mais on peut adorer le football, et penser qu'il n'y aura vraiment «République» que quand le plus grand dribbleur de sa rue pourra aussi devenir un jour ingénieur, ou chef d'entreprise, ou syndicaliste - et que ce sera normal pour tout le monde. Restent les trafics, «leurs mirages de lingots d'or». La violence, l'ultime «façon de se faire entendre» dans une culture du chômage généralisée. Qui sème la misère, récolte la colère. Mais la pauvreté n'explique pas tout, «chacun y met du sien», «la misère mentale» devient banale, l'échec devient une valeur, une règle. On ne lutte pourtant pas contre l'exclusion, l'injustice et la discrimination en se tirant une balle dans le pied. C'est tout cela que nous dit ce récit à la fois poignant et hilare, plein d'humour, de rage, débordant de fraternité humaine. Car la Banlieue, c'est aussi l'arc-en-ciel des solidarités et des générosités de voisinage multiculturelles, une soif de dignité et d'éducation, de vie et d'amour, tout un quotidien dont les médias ne feront jamais leur «Une». Je le sais bien. Je n'y suis jamais allé. J'en viens. |
||
|
|
||
Avis des clients:Il n'y a pas encore de commentaire sur ce produit.Veuillez vous identifier pour poster un commentaire. |
||
| Perdu votre mot de passe? | |
| Perdu votre nom d'utilisateur? | |
| Pas encore de compte? Inscription | |
|
|
|
Recherche avancée |

